À l’hôpital, l’informatique était le problème de quelqu’un d’autre. Un écran ne s’allumait pas, vous appeliez un numéro interne, et vous passiez au patient suivant.
Le jour où vous ouvrez votre cabinet, ce quelqu’un d’autre, c’est vous. Et personne ne vous a formé à ça.
Bonne nouvelle : vous n’avez pas à devenir informaticien. Côté informatique, il n’y a que trois décisions qui vous reviennent vraiment.
1. Votre logiciel médical
C’est le seul vrai choix, parce que tout le reste en dépend : les ordinateurs, l’impression des ordonnances, les lecteurs de cartes. Prenez le temps de voir deux ou trois logiciels, et demandez à des confrères ce qu’ils utilisent.
Méfiez-vous d’une chose : un éditeur de logiciel vous parlera de son logiciel, pas du reste. Il vous faut quelqu’un qui regarde l’ensemble.
2. Combien vous serez
L’accueil, les salles de consultation, peut-être un associé dans deux ans. Il est beaucoup moins cher de prévoir la place maintenant que de tout refaire plus tard.
3. Votre date d’ouverture
C’est elle qui commande tout le calendrier. Un bon prestataire travaille à rebours à partir de ce jour-là, et c’est son problème, pas le vôtre.
Tout le reste se confie
Le choix du matériel, la protection vers internet, les sauvegardes, les e-mails, les essais avant l’ouverture : rien de tout cela ne demande votre avis, seulement votre accord.
Si quelqu’un vous demande de choisir entre deux modèles de pare-feu, ce n’est pas le bon prestataire.
À quoi reconnaît-on le bon ?
- Il vous parle avec des mots que vous comprenez.
- Il parle lui-même à vos autres fournisseurs, au lieu de vous renvoyer vers eux.
- Il ne vous vend pas ce dont vous n’avez pas besoin, et il vous le dit.
- Il est là le matin de l’ouverture.
- Il sera encore là dans cinq ans.
Le seul délai que personne ne peut raccourcir est celui de la ligne internet, qui dépend de l’opérateur. Commandez-la dès que vous avez les clés.